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Sept idées reçues sur le crédit conso

Moyen pour réaliser ses projets sans attendre pour certains, engrenage risqué pour d’autres, vous hésitez à avoir recours au crédit conso pour réaliser vos projets ? On a fait le point au travers de 7 idées reçues à combattre !

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Idée reçue n°1 : Le crédit conso est dangereux

Faux : La peur du surendettement freine souvent les particuliers qui envisagent de contracter un crédit conso. Pourtant, ce n’est pas le crédit conso en tant que tel qui représente un risque mais l’usage qu’on en fait. Comme pour tout crédit, la règle de base est de s’assurer de sa capacité de remboursement avant de contracter un crédit conso. Utilisez pour cela un simulateurcomme celui que l’on vous propose !

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Idée reçue n°2 : La loi protège mal les détenteurs de crédit conso

Faux : Code de la consommation, loi Scrivener 1, loi Lagarde, loi Hamon… Les emprunteurs sont protégés par un cadre légal très strict qui assure un maximum de clarté et d’information. La France est d’ailleurs sans doute l’un des pays où la législation sur le crédit est la plus complète avec plus de 10 lois votées en moins de 20 ans !

Aux côtés des pouvoirs publics et des associations de consommateurs, les établissements financiers vous informent sur vos droits et devoirs en matière de crédit conso, attachés à développer l’accès à un crédit sain tout en luttant contre le surendettement (conformément à la loi).

Idée reçue n°3 : Tous les crédits conso sont les mêmes

Faux : Il existe en fait différentes offres de crédit conso, afin de s’adapter au mieux à vos besoins en fonction du projet que vous souhaitez financer :

  • Le crédit affecté (crédit auto, crédit travaux, etc.) est dédié au financement d’un bien ou d’un service déterminé. Le crédit figure sur le contrat de vente de ce bien ou service.

Bon à savoir

Au moment de la signature du bon de commande, vous devrez préciser que votre achat est conditionné à l’obtention d’un crédit. Ainsi, si le contrat de vente ne se réalise pas, l’annulation du contrat de crédit sera automatique, de même si vous vous rétractez de votre crédit dans le délai légal de 14 jours prévu par la loi, votre bon de commande sera annulé.

  • Le crédit non affecté - est plus libre. Une fois reçu l’accord de votre banque et après expiration du délai de rétractation de 14 jours, la somme est versée sur votre compte bancaire.

Idée reçue n°4 : Un crédit conso coûte cher

Faux : Comme pour tous les crédits, vous devez faire jouer la concurrence et comparer les offres avant de choisir quel crédit conso souscrire.

La durée du prêt et le montant des mensualités que vous pouvez rembourser ainsi que votre profil bancaire (revenus réguliers ou non, comptes souvent dans le rouge ou pas) entrent également en ligne de compte.

Bon à savoir

Pour choisir le crédit conso le plus adapté à votre projet, ne tenez pas uniquement compte du taux d’intérêt (appelé taux débiteur) mais du Taux Annuel Effectif Global (TAEG), qui comprend taux d’intérêt, frais de dossiers et commissions diverses soit le coût global du crédit. Il est nécessaire de comparer le Taux Annuel Effectif d’Assurance (TAEA) qui correspond à l’assurance facultative car le coût de cette assurance peut parfois considérablement majorer le coût total de l’opération.

Idée reçue n°5 : Je dois continuer à rembourser même en cas de coup dur

Faux : L’une des grandes craintes lorsqu’on souscrit un crédit conso est de devoir continuer à rembourser des mensualités alors même qu’un imprévu vous met dans une situation financière délicate.

Certes un crédit doit toujours à terme être remboursé, cependant de nombreux crédits conso font preuve d’une certaine souplesse. En cas de coup dur, vous pouvez suspendre pour quelques mois vos remboursements ou moduler le montant de vos mensualités. Toutefois la pause mensualité ou la diminution de la mensualité entraine un allongement de la durée du crédit et de son coût.

Bon à savoir

Vous pouvez souscrire une assurance emprunteur afin de vous couvrir en cas de décès, de perte totale et irréversible d’autonomie, en cas d’invalidité ou d’incapacité de travail (maladie, accident, etc.).

Pensez également à assurer l’équipement que vous avez acquis à crédit, afin de pouvoir le remplacer en cas de sinistre !

Idée reçue n°6 : Le crédit conso ne sert que pour les problèmes de trésorerie

Faux : Au contraire, la grande majorité des crédits conso sont contractés pour réaliser un projet. En 2016, 89,8% des crédits à la consommation sont utilisés pour financer la réalisation de projets d’équipements de type auto, moto, travaux d’amélioration du logement, équipement ménager, etc. (1).

Idée reçue N°7 : Le crédit conso n’est utilisé que par les ménages les plus modestes

Faux : Le crédit conso s’adresse à tous les foyers, quels que soient le niveau de revenus et la catégorie socio-professionnelle. Son usage est de plus en plus raisonné : on souscrit un crédit conso pour financer un achat ou des travaux après avoir bien mûri son projet. Au total, 25,5 % des ménages français détenaient un crédit à la consommation de 2016 (1).

(1) Observatoire Crédit des Ménages, 2016

© Uni-éditions – mai 2017

UN CRÉDIT VOUS ENGAGE ET DOIT ÊTRE REMBOURSÉ. VÉRIFIEZ VOS CAPACITÉS DE REMBOURSEMENT AVANT DE VOUS ENGAGER.

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